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  Article ou présentation . Méthodologie de la médiation

La médiation scientifique: un engagement de service public

Introduite dans l’article premier du code de la recherche comme un des objectifs de la politique nationale de recherche et de développement technologique, la médiation est devenue une mission de la recherche. Elle est prise en compte, côté Inria, dans l’évaluation des individus, des équipes et des organismes de recherche, ainsi que par les instances nationales. Elle est inscrite dans le plan stratégique d’Inria et constitue une mission de la direction de la recherche de l’institut, en collaboration étroite avec la direction de la communication. Inria a tenu à ce que les activités de médiation de ses chercheurs soient reconnues et prises en compte dans leur évaluation personnelle autant que dans celle des équipes et des centres de recherche.

Dans ce contexte, l’institut consacre une part croissante de ses ressources à la médiation avec la volonté de professionnaliser et d’amplifier cette activité, en accord avec les préconisations européennes et ministérielles. La mission de médiation scientifique table sur une implication d’un jour par an en moyenne pour les chercheurs Inria.

Cette professionnalisation passe par la structuration rigoureuse de cette activité de dialogue et de partage, avec la création d’un réseau d’acteurs Inria (chercheurs, communicants scientifiques, ingénieurs) répartis sur l’ensemble des centres de recherche. La mutualisation des moyens, des pratiques et des réflexions permet d’accroître les démarches de médiation de l’institut et d’apporter l’aide la plus efficace à la construction et à la diffusion du savoir numérique. Cela recouvre le montage de projets de médiation partenariaux auprès des agences de financement ou des collectivités locales, la création de contenus (texte, vidéo, images, logiciels interactifs, …), la diffusion de ces contenus, les interventions au sein d’établissements scolaires ou culturels, et dans les médias, ou lors d’événements comme la fête de la science.

A l’instar des autres facettes de son activité et en raison de la nature transversale des sujets traités, le travail de médiation du chercheur se fait naturellement le plus souvent en partenariat. L’institut capitalise pour cela sur de nombreuses synergies nationales et régionales avec :

  • des partenaires académiques : les instituts d’informatique et mathématiques du CNRS (INS2I et INSMI), la Société informatique de France regroupant les enseignants-chercheurs en informatique (SIF), et de grands laboratoires, par exemple au CNAM ou à l’IHP, sans oublier les autres organismes de recherche partenaires.
  • des partenaires de l’éducation : à la fois au niveau associatif (par exemple avec l’EPI, Enseignement Public et Informatique), institutionnel à travers des conventions régionales avec les rectorats, ou avec la DGESCO,
  • des partenaires de la culture scientifique et technique, entre autres : les CCSTI dont Universciences, l’association Femmes et sciences, des associations d’éducation populaire à la science ou des clubs de curieux de sciences, des fablabs..,
  • des partenaires du monde socio-économique : associations de citoyens et d’acteurs industriels du numérique, producteurs de contenus multimédia, …

Ces partenariats multiples donnent l’occasion au chercheur de se former au contact de professionnels, de contribuer à l’élaboration de contenus scientifiques à deux voix et offrent de multiples voies de diffusion vers de larges publics : documents (textes pédagogiques, de vulgarisation, ludiques comme une BD, ..), supports numériques (films, vidéos, animation, multimédia, grains logiciels, ..), outils participatifs (kit d’activité, ressources pour les partages citoyens ou l’éducation populaire à travers des clubs, …).

Dernière modification : septembre 2014.
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